Le SMIC devrait augmenter au 1er juin 2026 : ce qu’il faut savoir 

Selon les derniers chiffres provisoires de l’INSEE, publiés le 30 avril 2026, l’indice des prix à la consommation (IPC) des ménages du premier quintile a progressé de 2,5 % entre novembre 2025 et avril 2026.Les résultats provisoires de l’INSEE indiquent une hausse de 2,5 % de l’indice entre novembre 2025 et avril 2026. Si ce chiffre est confirmé le 13 mai 2026, le SMIC sera revalorisé de 2,5 % à compter du 1er juin 2026.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/8985365

Retraite anticipée carrière longue : les nouvelles règles issues de la LFSS 2026 et du décret du 7 mai 2026

La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 a introduit des aménagements majeurs à la réforme des retraites, notamment concernant l’âge légal de départ et les conditions de la retraite anticipée pour carrière longue. Un décret publié au Journal officiel le 8 mai 2026 précise désormais les modalités d’application pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans. 

La LFSS 2026 a repoussé de quelques mois l’âge légal de départ en retraite pour les générations 1964 à 1968, par rapport au calendrier initial prévu par la réforme « Macron » de 2023. 

Par exemple, les assurés nés en 1964 pourront partir à 62 ans et 9 mois (au lieu de 63 ans), tandis que ceux nés en 1968 devront attendre 63 ans et 9 mois (au lieu de 64 ans). Les générations 1969 et suivantes restent quant à elles soumises à un âge légal de 64 ans.

Ces nouvelles règles s’appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre 2026. Les assurés concernés sont invités à vérifier leur situation individuelle auprès de leur caisse de retraite ou sur le site officiel.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2026/5/7/TRSS2607021D/jo/texte

DSN de substitution : un arrêté précise la procédure de correction des droits sociaux des salariés

La Déclaration Sociale Nominative (DSN) est un outil central pour la gestion des cotisations et des droits sociaux. Lorsqu’un employeur ne corrige pas les anomalies signalées par l’URSSAF dans ses déclarations, celle-ci peut se substituer à lui via une DSN de substitution. Cette correction peut avoir un impact direct sur les droits des salariés, notamment en matière de retraite ou d’assurance vieillesse.

Les organismes chargés de la gestion des régimes d’assurance vieillesse et les services de l’État chargés de la liquidation des pensions doivent recevoir les informations nécessaires pour ajuster les droits des assurés. Ces données, déjà encadrées par l’arrêté du 9 février 2022, incluent notamment l’identité des entreprises et des salariés, les montants des cotisations, les périodes d’emploi, ou encore les éléments de rémunération.

Si l’employeur ne corrige pas les anomalies signalées dans le CRM, l’URSSAF lui envoie un CRM de rappel annuel (au mois de mars de l’année N, pour les données de l’année N-1). Ce rappel précise : la nature des anomalies non corrigées, les corrections proposées et le montant des cotisations dues après correction.

En l’absence de réponse ou de correction de l’employeur, l’URSSAF peut se substituer à lui et effectuer elle-même les corrections via une DSN de substitution

Lorsque ces corrections ont un impact sur les droits sociaux (assurance vieillesse, retraite complémentaire, etc.), l’URSSAF doit transmettre les informations nécessaires aux organismes de protection sociale concernés pour qu’ils puissent mettre à jour les droits des salariés. Cette obligation s’applique aussi en cas de DSN de substitution faisant suite à un contrôle ayant abouti à un redressement de cotisations.

Publié au Journal officiel le 2 mai 2026, l’arrêté du 30 avril 2026 précise la liste des organismes destinataires des informations nécessaires à la correction des droits sociaux, les données transmises à ces organismes et les modalités d’information des salariés par leur employeur.

L’arrêté désigne comme destinataires : les organismes chargés de la gestion des régimes d’assurance vieillesse légalement obligatoires et les services de l’État chargés de la liquidation des pensions.

L’employeur doit informer ses salariés des corrections réalisées susceptibles d’affecter leurs droits, par tout moyen et dans un délai raisonnable.

Pour les salariés, il garantit que leurs droits sont correctement mis à jour en cas d’erreur dans les déclarations de leur employeur. Pour les employeurs, il clarifie leurs obligations en matière d’information, limitant ainsi les risques de contentieux. Enfin, pour les organismes de protection sociale, il assure la qualité des données reçues, grâce à une transmission standardisée.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2026/4/30/CPPS2608715A/jo/texte

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